La contraception

Le stérilet:

Le stérilet qu’est que c’est ? Comment ça marche ?

Un DIU ou  » dispositif intra-utérin  » est un dispositif contraceptif inséré dans l’utérus. Le DIU est couramment appelé  » stérilet  » mais ce terme devrait être remplacé car un DIU ne rend pas stérile.

Il existe deux types de DIU :

1) les DIU au cuivre mesurent 3,5 cm de long. Ils ont le plus souvent la forme de la lettre « T », et sont en plastique avec un ou plusieurs manchons de cuivre. Plus la surface de cuivre est grande, plus le DIU est efficace, car c’est le cuivre, qui est contraceptif : il rend les spermatozoïdes inactifs. Le DIU est inséré dans l’utérus par un médecin. Sa pose est très rapide (environ 2 minutes).

L’existence de deux tailles ( » short  » et  » standard « ) pour la plupart des DIU au cuivre est justifiée par le fait qu’une femme sans enfant (dont l’utérus est plus petit) peut parfaitement se faire poser un DIU. Un modèle « short » (court) pourra alors lui être prescrit.

2) Le DIU hormonal contient une hormone progestative (lévonorgestrel) délivrée en petite quantité pendant cinq ans. Cette hormone à plusieurs effets :

– un effet contraceptif : elle épaissit les sécrétions du col (« entrée » de l’utérus) et les rend infranchissables par les spermatozoïdes.

– un effet thérapeutique : le DIU hormonal diminue la durée et le volume des règles ainsi que les contractions douloureuses qui les accompagnent ; certaines utilisatrices n’ont d’ailleurs pas de règles pendant 5 ans, ce qui est sans danger pour la santé ou la fertilité.

Comment se fait-on poser un DIU ?

Tous les DIU sont mis en place au cours d’une consultation de préférence pendant les règles.

Avant la pose, il peut être utile d’effectuer une hystérométrie (on introduit dans l’utérus une tige graduée afin d’évaluer la forme, les dimensions et la sensibilité de l’utérus). En principe, l’insertion d’un DIU est peu ou pas douloureuse. Les femmes n’ayant jamais eu de grossesse peuvent prendre des médicaments anti douleur 2 heures avant la pose.

Quelle est l’efficacité d’un DIU ?

Les DIU sont d’une très grande efficacité (environ 99%). Comme les erreurs de manipulation n’existent pas en dehors du moment de la pose, l’efficacité de ce moyen de contraception ne dépend pas de l’utilisatrice.

Un contrôle annuel est à prévoir pour s’assurer qu’il est bien positionné. Un DIU peut être retiré à n’importe quel moment, dès que la femme le désire.

Leur efficacité permet également de les utiliser comme contraception d’urgence.

Le DIU hormonal est-il plus efficace que les DIU au cuivre ? Lequel choisir ?

La différence d’efficacité entre DIU au cuivre à 380 mm² de cuivre et DIU hormonal est très faible. Si vous devez en choisir un entre les deux types de DIU, ce sera pour le confort qu’il vous procurera. Si vous avez des règles douloureuses et abondantes, il sera plus confortable d’utiliser un DIU hormonal. Si vous préférez avoir un cycle naturel et ne prendre aucune hormone, choisissez un DIU au cuivre.

Quels sont les avantages ?

La simplicité. Le confort. L’efficacité. La durée d’utilisation. L’absence d’hormones (pour le DIU au cuivre). Les effets thérapeutiques pour les règles douloureuses et abondantes (pour le DIU hormonal).

Quels sont les inconvénients ?

Les DIU au cuivre peuvent allonger les règles. Si vos règles sont courtes et peu abondantes, la différence sera imperceptible.

Qui ne peut pas utiliser un DIU ?

A-Pour l’ensemble des DIU :

Les femmes ayant une malformation de l’utérus (ce qui est rare) ou un gros fibrome : le DIU ne pourra pas être inséré ; celles dont le col (orifice) de l’utérus est trop large en raison d’accouchements multiples ou difficiles (le DIU risque d’être expulsé).

Les femmes ayant un cancer du col de l’utérus ou de l’endomètre (avant traitement).

Les femmes porteuses d’une IST (mais le DIU peut être inséré une fois que l’IST a été traitée et a guéri depuis plus de 3 mois).

Les femmes ayant une infection génitale haute (de l’utérus ou des trompes) en cours, récidivante, ou datant de moins de 3 mois.

Les femmes ayant des saignements vaginaux inexpliqués.

Les femmes venant d’accoucher (il faut attendre entre 48 heures et 4 semaines après l’accouchement).

Les femmes ayant eu une infection après accouchement ou après avortement il y a moins de 3 mois.

Les femmes ayant eu une tuberculose génitale.

B-Pour le DIU hormonal :

Les contre-indications sont les mêmes, mais il faut y ajouter les contre-indications liées à l’hormone : phlébite, embolie pulmonaire, cancer du sein, de l’endomètre ou de l’ovaire, tumeur (bénigne ou maligne) du foie, maladie aigue du foie (hépatite virale aigue).

Après la pose d’un DIU, un suivi gynécologique régulier est néces

saire. Au minimum une visite de contrôle annuelle permettra de s’assurer qu’il est correctement placé et vous permettra de faire le point sur votre santé gynécologique. La fréquence de ces contrôles est à discuter avec le docteur. 

La contraception

 

L’Implanon :

Qu’est-ce que c’est ? Comment ça marche ?

L’implant est un petit bâtonnet cylindrique, en plastique, de 4 cm de long et 2 mm de diamètre (la taille d’une allumette). C’est un réservoir contenant les mêmes hormones que les pilules progestatives.

Comment l’utilise-t-on ?

Le docteur Mroué insère l’implant sous la peau du bras au moyen d’une aiguille spéciale, comme pour faire une prise de sang. Avant la pose, le praticien pratiquera une petite anesthésie locale de manière à ce que l’insertion se fasse sans douleur. Une fois en place, l’implant est invisible et indolore. Le jour où vous voudrez le faire enlever, le médecin anesthésiera de nouveau la peau, avant de pratiquer une petite incision et de retirer l’implant avec une pince. L’implant est efficace pendant 3 ans. Mais il peut être retiré plus tôt si vous le désirez.

Quelle est son efficacité ? Qu’est-ce qui peut compromettre cette efficacité ?

Une fois l’implant en place, l’hormone qu’il contient diffuse directement dans le sang et supprime l’ovulation (comme le font les pilules contraceptives). L’implant contraceptif est efficace à 99,9 %. Les effets de l’implant peuvent être diminués par certains médicaments qui inactivent aussi les pilules (les médicaments utilisés pour traiter l’épilepsie, la tuberculose, certaines maladies infectieuses et aussi les médicaments à base d’une plante appelée millepertuis, utilisée pour traiter les états dépressifs).

Quels sont ses avantages ?

Son efficacité, sa durée d’action (3 ans), sa simplicité d’utilisation.

L’implant est facile et rapide à poser, discret à porter et facile et rapide à retirer. Si vous désirez utiliser un nouvel implant immédiatement, il suffit d’en insérer un nouveau à la place de celui qui vient d’être retiré, en une seule fois.

Une visite chez le médecin est conseillée 3 mois après la pose. En dehors de ce contrôle, il ne nécessite pas de suivi particulier de votre part.

Quels sont ses inconvénients ?

Certaines femmes peuvent prendre du poids avec un implant. Les femmes qui sont en surpoids et celles qui ont pris beaucoup de poids (+ de 15 kilos) pendant une précédente grossesse sont les plus susceptibles de prendre du poids avec un implant.

Si vous pesez plus de 80 kilos, il vous est conseillé de changer l’implant plus tôt (au bout de 24 à 30 mois et non 3 ans).

Certaines femmes peuvent avoir de l’acné avec un implant.

Les femmes ayant (ou ayant eu, par le passé) une acné importante risque une poussée d’acné plus ou moins longue avec un implant. Mais l’utilisation d’un implant n’empêche pas de faire traiter l’acné de manière efficace.

Si vous êtes actuellement traitée pour une acné importante, vous pouvez vous faire poser un implant, il ne compromettra pas votre traitement.

Certaines femmes ont des modifications du cycle avec un implant.

– entre 20 et 30 % des utilisatrices d’implant n’ont pas de règles durant les trois années d’utilisation. C’est le signe que l’implant a supprimé totalement l’ovulation, comme chez une femme qui prend sa pilule sans interruption.

– entre 50 et 60 % des utilisatrices ont des règles régulières ou moins fréquentes que d’habitude ; et parfois beaucoup plus courtes (moins d’une journée), parfois longues (une dizaine de jours).

– entre 10 et 20 % des utilisatrices ont des saignements très fréquents, surtout pendant les six premiers mois de pose de l’implant. Le progestatif a pour effet non seulement d’endormir l’ovulation, mais aussi d’amincir l’endomètre (la paroi intérieure de l’utérus). De ce fait, l’endomètre saigne peu, mais fréquemment, ce qui peut être gênant et parfois très fatiguant si les saignements sont importants.

Dans les deux premiers cas, si vous n’êtes pas gênée, il n’y a rien à faire. Si les saignements sont très fréquents ou quotidiens, il peut être nécessaire de consulter un médecin.

Qui peut l’utiliser ?

L’implant est un contraceptif dit « de deuxième intention ». C’est-à-dire qu’il sera prescrit aux femmes qui présentent des contre-indications ou une intolérance aux contraceptifs oestroprogestatifs et au DIU, ou qui ont des difficultés d’observance à la pilule.

Qui ne peut pas l’utiliser ?

L’implant est contre indiqué en cas de phlébite, d’embolie pulmonaire, de tumeur sensible aux hormones sexuelles, de saignements vaginaux inexpliqués et de maladie grave du foie.

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La pilule :

Qu’est-ce que c’est ? Comment ça marche ?

Les pilules contiennent des hormones qui ressemblent à celles que fabriquent naturellement les ovaires. Toutes les pilules contiennent une ou deux hormones similaires aux hormones féminines naturelles.

 Il y a deux types de contraceptions orales :

 – les pilules «combinées» (PC) ou oestroprogestatives. C’est pour ces pilules que l’on parle de « générations ».

 –  les pilules microprogestative (PP) contenant seulement un progestatif.

La pilule est-elle une contraception efficace ?

L’efficacité de la pilule est très grande car supérieure à 99,71 %. Mais cette efficacité peut être compromise par les oublis (plus ou moins graves selon le type de pilule), les effets indésirables (nausées, diarrhées) qui conduisent à l’arrêter et par l’interaction avec certains médicaments.

Les erreurs d’utilisation font que l’efficacité de ce moyen de contraception en utilisation courante est de 91%.

1. C’est-à-dire que moins d’1 % des femmes utilisant ce moyen de contraception de façon parfaite connaissent une grossesse au cours de leur première année d’utilisation

2. C’est-à-dire que si l’on prend en compte les problèmes divers d’utilisation qui peuvent diminuer l’efficacité du moyen de contraception, 9% des femmes qui utilisent ce moyen de contraception connaissent une grossesse au cours de la première année d’utilisation.

Est-ce qu’il y a des pilules plus efficaces que les autres ?

Lorsqu’elles sont prises sans oubli, les deux types de pilule sont d’efficacité identique.

Quand on prend la pilule pour la première fois, au bout de combien de temps est-elle efficace ?

Une pilule combinée bloque l’ovulation au bout de 7 jours. Une pilule microprogestative est efficace au bout de 48 heures.

– Si vous commencez une pilule combinée, vous devez prendre le premier comprimé le 1er jour de vos règles. Vous êtes ainsi immédiatement protégée d’une grossesse. Si vous commencez votre plaquette plus tard, utilisez des préservatifs pendant 7 jours.

– Si vous prenez une pilule progestative, le premier comprimé doit être pris le premier jour de vos règles. Le premier comprimé peut aussi être pris entre le 2ème et le 5ème jour des règles, à condition d’utiliser des préservatifs pendant les 7 premiers jours de prise des comprimés.

Quelles différences entre pilules combinées et pilules progestatives ?

L’effet d’une pilule microprogestative ne dure que 27 heures. Il faut donc la prendre tous les jours ce qui supprimera l’ovulation, certaines femmes peuvent ne plus avoir de règles.

Toutes les pilules combinées suppriment aussi l’ovulation. De sorte que si elle la prenait en continu, l’utilisatrice n’aurait pas de règles. L’arrêt de la pilule combinée pendant 7 jours entre deux plaquettes (ou la prise de comprimés dits « placebo » ou inactifs pendant 7 jours) provoque des saignements uniquement dus à cet arrêt.

Les pilules combinées :

Qu’est-ce que c’est ? Comment ça marche ?

Elles contiennent un progestatif (noréthistérone, norgestrel, lévonorgestrel, désogestrel, norgestimate, gestodène, acétate de chlormadinone, drospirénone ou diénogest) et un estrogène : l’éthinylestradiol (« EE ») ou le 17B œstradiol(Zoely).

Leur composition est inscrite sur la boîte.

Elles agissent par 3 mécanismes :

 – elles bloquent l’ovulation ;

 – elles rendent la glaire cervicale hostile aux spermatozoïdes ;

 – elles empêchent l’implantation dans l’utérus.

Qui peut utiliser une pilule combinée ?

Les pilules combinées sont une excellente contraception pour beaucoup de femmes, mais elles ne sont pas utilisables par toutes les femmes.

Les principales situations dans lesquelles la pilule combinée est contre indiquée :

– Chez les femmes qui ont souffert par le passé ou souffrent actuellement d’un accident vasculaire cérébral ( » attaque cérébrale « ), d’angine de poitrine (angor) ou d’un infarctus du myocarde, d’une phlébite qu’elle qu’en soit la cause (accident, phlébite sous plâtre) ou d’une embolie pulmonaire.

– Chez les femmes ayant une prédisposition héréditaire acquise à la thrombose (formation de caillots) artérielle ou veineuse, confirmée par des anomalies de la coagulation à la prise de sang (par exemple déficit en protéine C).

– Chez les femmes souffrant d’une maladie pouvant augmenter le risque de thrombose artérielle :

– Chez les femmes souffrant d’un diabète grave avec complications vasculaires (avec atteinte de la rétine, des reins ou des artères).

– Chez les femmes dont la tension est toujours supérieure à 160/95 ;

– Chez les femmes ayant des taux très élevés de lipides dans le sang (cholestérol ou triglycérides).

– Chez les femmes souffrant de migraines intenses accompagnées de signes neurologiques (troubles visuels, paralysie d’une main ou du visage, etc.) ;

– Chez les femmes ayant ou ayant eu une inflammation du pancréas (pancréatite).

– Chez les femmes ayant une maladie grave du foie ou une tumeur du foie (bénigne ou maligne, ancienne ou évolutive).

– Chez les femmes ayant une insuffisance rénale sévère ou aigue.

– Chez les femmes ayant ou ayant eu un cancer du sein ou de l’utérus.

– Chez les femmes ayant des saignements vaginaux d’origine inconnue.

L’utilisation d’une pilule combinée augmente le risque de thrombose veineuse par rapport aux non-utilisatrices. Cette augmentation est plus élevée pendant la première année d’utilisation. Le risque de thrombose veineuse (phlébite, embolie pulmonaire) augmente avec l’âge, si vous êtes en surpoids, si l’un de vos parents ou de vos frères et sœurs a déjà présenté à un âge relativement jeune une thrombose veineuse, si vous êtes alitée pendant une période prolongée.

 L’utilisation d’une pilule combinée augmente le risque de thrombose artérielle par rapport aux non-utilisatrices. Le risque de thrombose artérielle (accident vasculaire cérébral, infarctus) augmente si vous fumez, si vous êtes obèse, si l’un de vos parents ou de vos frères et sœurs a déjà présenté à un âge relativement jeune une thrombose artérielle, si vous avez un taux élevé de lipides dans le sang, si vous présentez une hypertension artérielle, si vous souffrez de migraines, si vous avez une maladie du cœur ou des vaisseaux. Parlez-en avec votre médecin. Il est fortement conseillé aux femmes de plus de 35 ans d’arrêter de fumer si elles veulent prendre la pilule.

Pourquoi parle-t-on de « générations » de pilules ?

Les pilules combinées contiennent à la fois un estrogène et un progestatif. L’estrogène le plus souvent utilisé est l’éthinylestradiol. Les progestatifs changent selon les pilules. C’est à partir de la molécule utilisée que sont définies les générations :

 – Les « 2e génération » sont les pilules qui contiennent comme progestatif du lévonorgestrel ou du norgestrel.

 – Les « 3e génération » sont les pilules qui contiennent comme progestatif du désogestrel, du gestodène ou du norgestimate.

 Les autres pilules qui contiennent comme progestatif de la drospirénone de la chlormadinone, du diénogest ou du nomégestrol sont parfois appelés « 4e génération ».

Y’a-t-il plus de risque avec une pilule de 3ème ou de 4ème génération ?

 Les risques liés à l’utilisation de pilules combinées sont principalement thromboemboliques. Ces risques sont légèrement supérieurs avec des pilules de 3ème et de 4ème génération. Ce risque reste toutefois très faible, de 3 à 4 cas pour 10 000 utilisatrices. Les contre-indications et les précautions pour ces pilules restent les mêmes que pour les autres pilules combinées.

Le nombre attendu de cas d’accident thromboembolique veineux par an est d’environ :

– 0,5 à 1 cas pour 10 000 femmes non utilisatrices de pilules ;

– 2 cas pour 10 000 femmes utilisatrices de pilules combinées à base de lévonorgestrel (2e génération) ;

– 3 à 4 cas pour 10 000 femmes utilisatrices de pilules combinées à base de désogestrel ou de gestodène (3e génération) ou à base de drospirénone.

 Pour comparaison, le risque de thrombose veineuse est de 8 cas pour 10 000 femmes au cours de la grossesse.

Comment prend-on une pilule combinée ?

La plupart des pilules combinées se présentent sous forme de plaquettes de 21 comprimés. On prend sa pilule, tous les jours à heure fixe, pendant 21 jours et on arrête 7 jours pour « avoir ses règles ». En cas d’oubli de pilule supérieur à 12 h, on n’est plus protégé.

Il existe par ailleurs des plaquettes de pilule de 28 comprimés. Elles sont alors composées de comprimés actifs (avec hormones) et de comprimés inactifs (sans hormones ou appelés placebo) situés en fin de plaquette. Elles peuvent se présenter sous deux formes :

> 24 comprimés actifs + 4 comprimés placebo

> ou 21 comprimés actifs + 7 comprimés placebo.

Dans ce cas, on prend sa pilule tous les jours à heure fixe sans interruption. En cas d’oubli de pilule supérieur à 12 h, on n’est plus protégé.

Les pilules micro progestatifs :

Qu’est-ce que c’est ? Comment ça marche ?

Les pilules progestatives ne contiennent qu’une seule hormone, un progestatif, en quantité très faible.

Il existe une seule pilule progestative (PP), elle contient du désogestrel à la dose de 75 microgrammes, son nom est Cérazette, agit principalement en supprimant l’ovulation (les utilisatrices n’ont alors pas de règles dans la plupart des cas). Les autres effets incluent un épaississement des sécrétions du col (entrée) de l’utérus.

Qui peut ou ne peut pas utiliser une pilule progestative à faible dose ?

Ce type de pilule peut être utilisé sans danger par l’immense majorité des femmes, et tout particulièrement par celles qui ont des contre-indications aux pilules combinées. Si vous avez eu de l’acné, les pilules microprogestatives peuvent la « réveiller ». Elles peuvent aussi favoriser une prise de poids chez certaines femmes prédisposées. Elles entraînent souvent des troubles des règles (saignements entre les règles, règles irrégulières).

Comment prend-on une pilule progestative microdosée ?

Les pilules progestatives doivent être prises chaque jour à la même heure, 365 jours par an. Le retard de prise ne doit pas dépasser 12  heures.

gynecologue

Le patch contraceptif :

Qu’est-ce que c’est ? Comment ça marche ?

Le patch est un timbre qui se colle sur la peau et qui contient une association similaire à celle d’une pilule combinée. Les deux hormones (l’estradiol et le progestatif) pénètrent dans le sang à travers la peau.

Comment l’utilise-t-on ?

Le patch est efficace une semaine : vous devez en coller un par semaine, trois semaines sur quatre. Il doit être appliqué sur le ventre, sur les épaules ou au bas du dos (jamais près d’un sein). Pendant la quatrième semaine, il ne faut pas en mettre. Des saignements apparaissent. Vous êtes protégée pendant les 4 semaines (les trois semaines avec patch et la semaine sans). Les patchs sont vendus par boite de 3 (il s’agit d’une contraception pour quatre semaines).

Est-ce efficace ?

Lorsqu’il est utilisé parfaitement, le patch est efficace à 99,7%, comme une pilule combinée. Le patch présente une sécurité supplémentaire par rapport à la pilule car il suffit de se rappeler de le mettre une fois par semaine au lieu de prendre une pilule tous les soirs. Le fait qu’on le voit sur soi aide à ne pas l’oublier. Il faut juste vérifier quotidiennement qu’il est bien en place.

Et si vous oubliez de le changer, vous restez protégée pendant 48h. Le patch peut se décoller, auquel cas il faut en remettre un nouveau le plus rapidement possible, dans les 24h.

Les erreurs d’utilisation font que l’efficacité  de ce moyen de contraception en utilisation courante est de 91%.

C’est-à-dire que si l’on prend en compte les problèmes divers d’utilisation qui peuvent diminuer l’efficacité du moyen de contraception, 9% des femmes qui utilisent ce moyen de contraception connaissent une grossesse au cours de la première année d’utilisation.

Quels sont leurs avantages ?

Il s’agit d’un moyen de contraception efficace, pratique pour celles qui ont tendance à oublier leur pilule. Il est plutôt discret.

Quels sont ses inconvénients ?

Les effets indésirables possibles sont les mêmes qu’avec une pilule : nausées, gonflement douloureux des seins, saignements, migraines.

Le patch est visible par votre partenaire ou lorsque vous vous rendez à la piscine ou à la mer, par exemple. Il comporte les mêmes contre-indications que les pilules combinées.

 Attention aux erreurs d’utilisation : un patch peut se décoller sans que vous ne vous en rendiez compte. On peut le refixer ou en mettre un autre. Un décollement de patch de plus de 24 h, nécessite de prendre les mêmes précautions que pour un oubli de pilule combinée supérieur à 12 h.

Qui peut utiliser le patch ?

Le patch contraceptif ne peut pas être utilisé par toutes les femmes. Il est prescrit en « deuxième intention » c’est-à-dire après avoir écarté d’autres moyens contraceptifs.

 Si la prescription est possible : il peut être indiqué pour les femmes de moins de 45 ans qui ne veulent pas prendre de comprimés tous les jours, en particulier aux femmes qui se déplacent beaucoup et subissent le décalage horaire. Il peut aussi être utilisé de manière temporaire par une femme qui désire partir en voyage pendant quelques semaines sans devoir penser à sa pilule tous les jours.

Qui ne peut pas utiliser le patch ?

Les femmes pour lesquelles la pilule combinée est contre indiquée.

gyneco

L’anneau vaginal :

Qu’est-ce que c’est ? Comment ça marche ?

L’anneau vaginal est un anneau flexible en plastique poreux qui contient une association d’hormones (estrogène + progestatif). On l’insère au fond du vagin et à la chaleur du corps, les hormones diffusent à travers la paroi vaginale et passent dans le sang.

Comment l’utilise-t-on ?

L’anneau est efficace pendant trois semaines. Il doit être inséré le plus profondément possible dans le vagin, mais sa position n’a pas d’importance en soi. Ce qui importe, c’est qu’il tienne, et que vous ne le sentiez pas. On l’insère au fond du vagin, comme si c’était un tampon et on le garde pendant trois semaines. Au bout de trois semaines, on enlève l’anneau. Pendant la quatrième semaine, des « règles » apparaissent. Puis on en remet un autre.

Si vous n’utilisiez pas de contraception hormonale au cours du mois précédent, l’anneau doit être inséré le premier jour de vos règles. L’anneau peut aussi être inséré entre le 2ème et le 5ème jour de vos règles mais dans ce cas il faut utiliser des préservatifs pendant les 7 premiers jours.

Est-ce que c’est efficace ?

L’anneau contraceptif est très efficace, puisque lorsqu’il est utilisé de manière parfaite, il protège à 99,7%,  comme une pilule combinée. Ce moyen de contraception possède toutefois une sécurité supplémentaire : on le porte toujours sur soi, sans avoir à y penser, pendant trois semaines.

 Attention aux erreurs d’utilisation:

– Il peut être expulsé (après un rapport sexuel, par exemple). S’il est expulsé, vous devez le remettre en place. En revanche, s’il est expulsé depuis plus de 3 h, vous devez prendre les mêmes précautions qu’après un oubli de pilule supérieur à 12 h.

– Comme pour une pilule combinée, c’est surtout le fait d’oublier de le remettre après la semaine d’arrêt qui fait courir le risque d’une grossesse.

Les erreurs d’utilisation font que l’efficacité de ce moyen de contraception en utilisation courante est de 91%.

1-C’est-à-dire que moins d’1 % des femmes utilisant ce moyen de contraception de façon parfaite connaissent une grossesse au cours de leur première année d’utilisation

2-C’est-à-dire que si l’on prend en compte les problèmes divers d’utilisation qui peuvent diminuer l’efficacité du moyen de contraception, 9% des femmes qui utilisent ce moyen de contraception connaissent une grossesse au cours de la première année d’utilisation.

Quels sont ses avantages ?

L’anneau est plus pratique qu’une pilule pour celles qui ont tendance à l’oublier. On l’a toujours sur soi.

Quels sont ses inconvénients ?

L’anneau peut provoquer les mêmes effets secondaires qu’une pilule combinée (nausées, gonflement douloureux des seins, saignements, etc.)

Il ne peut pas être utilisé par les femmes à qui la pilule combinée est contre indiquée. Son opportunité sera donc envisagée avec le professionnel de santé consulté.

Qui peut l’utiliser ? A qui est-il conseillé ?

L’anneau contraceptif ne peut pas être utilisé par toutes les femmes. Il est prescrit en « deuxième intention » c’est-à-dire après avoir écarté d’autres moyens contraceptifs. Si la prescription est possible :

–  il peut être indiqué pour les femmes de moins de 45 ans qui ne veulent pas prendre de comprimés tous les jours, en particulier aux femmes qui se déplacent beaucoup et subissent le décalage horaire.

–  il peut aussi être utilisé de manière temporaire par une femme qui désire partir en voyage pendant quelques semaines sans devoir penser à sa pilule tous les jours.

Les progestatifs injectables :

Qu’est-ce que c’est ? Comment ça marche ?

Un progestatif de synthèse (médroxyprogestérone) est injecté par piqûre intramusculaire tous les trois mois. Pendant 12 semaines, le produit assure une contraception constante.

Comment l’utilise-t-on ?

Les injections doivent être faites à intervalles réguliers.

Quelle est leur efficacité ? Qu’est-ce qui peut compromettre cette efficacité ?

Lorsque les intervalles d’injection sont respectés, l’efficacité est de 99,71 %. Cette efficacité augmente avec l’âge de l’utilisatrice mais peut être diminuée par certains médicaments (rifampicine, phénylbutazone, certains antiépileptiques).

En prenant en compte ces éléments, en utilisation courante, l’efficacité  de ce moyen de contraception est de 94%.

1-C’est-à-dire que moins d’1 % des femmes utilisant ce moyen de contraception de façon parfaite connaissent une grossesse au cours de leur première année d’utilisation.

2-C’est-à-dire que si l’on prend en compte les problèmes divers d’utilisation qui peuvent diminuer l’efficacité du moyen de contraception, 6% des femmes qui utilisent ce moyen de contraception connaissent une grossesse au cours de la première année d’utilisation.

Quels sont les avantages et les inconvénients des progestatifs injectables ?

Les progestatifs injectables sont très efficaces, mais ils peuvent avoir les mêmes effets indésirables que l’implant (notamment la prise de poids et les troubles des règles). Or, une fois injectés, il n’est plus possible de les retirer, il faut attendre que leurs effets cessent. Leur principal effet secondaire, l’irrégularité du cycle, peut être un arrêt des règles ou des règles irrégulières et très fréquentes.

Qui peut l’utiliser ? À qui la méthode est-elle conseillée ?

Elle peut être adoptée par les femmes qui ne peuvent pas utiliser d’autres méthodes contraceptives.

La méthode des injections de progestatifs est contre-indiquée dans les cas suivants :

– cancer du sein,

 – cancer de l’endomètre (muqueuse de l’utérus),

 – obésité,

 – diabète,

 – hypertension artérielle,

– règles abondantes et/ou saignements entre les règles non explorés,

 – fibrome utérin,

 – hépatite ou antécédent récent d’hépatite,

 – maladies du foie,

– maladies thromboemboliques artérielles et veineuses (phlébite = caillot dans une veine, embolie pulmonaire, infarctus, accident vasculaire cérébral, caillot dans une artère des membres inférieurs).

Par ailleurs, les progestatifs injectables réduisent le taux normal des œstrogènes (« hormones féminines naturelles ») et ainsi provoquent une diminution de la densité minérale osseuse, d’où un risque d’ostéoporose. Ce type de contraception n’est donc pas recommandé :

 – chez les adolescentes et les adultes jeunes (en période de constitution du capital osseux),

– chez les femmes présentant des facteurs de risque d’ostéoporose (par exemple, consommation chronique d’alcool et/ou de tabac, antécédent de fracture ostéoporotique chez la mère, traitement au long cours par des corticoïdes de synthèse…).

Les méthodes naturelles :

Qu’est-ce que c’est ? Comment ça marche ?

On qualifie de « naturelles » toutes les méthodes qui visent à identifier la période de l’ovulation de manière à éviter d’avoir des rapports sexuels fécondants à ce moment-là. Ces méthodes vont des plus simples aux plus sophistiquées.

L’abstinence périodique ou la méthode Ogino :

La méthode Ogino, du nom du chirurgien japonais qui la proposa, consiste, pour une femme dont le cycle est régulier, à éviter les rapports sexuels non protégés pendant les jours « fertiles » qui précèdent ou suivent l’ovulation. Malheureusement, l’ovulation est imprévisible et peut se produire à n’importe quel moment, même chez les femmes dont le cycle est « régulier ».

La « méthode des températures » :

La température habituelle de la femme s’élève de 0,2 à 0,4 °C (de 36,7 à 37,1 °C, par exemple) au moment de l’ovulation. Comme l’ovocyte vit seulement vingt-quatre heures, les rapports sexuels non protégés qui ont lieu plus de trois jours après l’élévation de température ne peuvent, en principe, pas entraîner de grossesse. Mais l’ovulation peut avoir lieu n’importe quand. Et si l’on a eu un rapport sexuel les jours qui précédent l’ovulation, les spermatozoïdes qui vivent jusqu’à 5 jours dans l’appareil génital de la femme, peuvent féconder l’ovocyte.

 Pour déterminer la date de l’ovulation, il faut prendre sa température tous les matins à la même heure, au lit, avant de se lever… Et un simple rhume peut faire monter la température.

L’observation de la glaire cervicale ou « méthode de Billings » :

A l’approche de l’ovulation, les sécrétions du col de l’utérus (ou « glaire cervicale ») se modifient ; elles deviennent plus abondantes, plus fluides et provoquent un écoulement vaginal (ou « pertes blanches ») caractéristique. Mais beaucoup de choses peuvent modifier la glaire et sa consistance : le désir sexuel, le sperme, les infections vaginales… La méthode nécessite d’examiner la glaire avec ses doigts.

Les systèmes avec appareillage :

Ces systèmes estiment les périodes d’ovulation pour informer sur des périodes dites « à risque » de grossesse.

Par exemple, avec un mini-lecteur informatisé, on mesure la quantité d’hormones fabriquées par les ovaires au moyen d’une bandelette plongée dans les urines du matin. Le lecteur indique si la journée est « sûre » (lumière verte) ou « à risque » (lumière rouge), c’est-à-dire proche d’une ovulation. Certains de ces systèmes sont  en vente en pharmacie, sur les sites Internet des fabricants et en grande surface. Ils sont coûteux et ne conviennent pas à la contraception des adolescentes. Il existe par ailleurs d’autres tests d’ovulation, mais les préservatifs sont moins chers et plus fiables.

Le retrait :

Qu’est-ce que c’est ? Comment ça marche ?

L’homme se retire du vagin de sa partenaire avant d’avoir éjaculé. Si l’éjaculation n’a pas lieu dans le vagin (ni juste à l’entrée du vagin), il ne peut pas y avoir de grossesse, car les spermatozoïdes ne peuvent pas entrer dans l’utérus.

Comment l’utilise-t-on ?

Pour être efficace, le retrait nécessite de la part de la femme une grande confiance en son partenaire, et de la part de l’homme, une excellente connaissance des signes du moment de l’éjaculation (qui est réflexe, donc impossible à contrôler…).

Quelle est son efficacité ? Qu’est-ce qui peut compromettre cette efficacité ?

La méthode du retrait rencontre jusqu’à 22 % d’échecs. Ce fort taux s’explique par la difficulté à contrôler parfaitement l’éjaculation et par la présence de spermatozoïde dans le liquide pré-séminal.

Quels sont ses inconvénients ?

L’éjaculation peut être parfois incontrôlable. De plus, les premières gouttes de sperme, qui peuvent contenir beaucoup de spermatozoïdes, sortent parfois sans que l’homme ne les sente : le liquide pré-éjaculatoire contient des spermatozoïdes en nombre suffisant pour féconder l’ovocyte.

Qui peut l’utiliser ?

Tout couple qui n’a pas d’autre méthode à sa disposition peut choisir le retrait pour éviter une grossesse. Les couples qui désirent espacer les grossesses et accepteraient une grossesse non programmée.

La méthode MAMA (méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée) :

Cette méthode est utilisable pendant les 6 premiers mois après la naissance ou au moins jusqu’au retour de couches. Toutefois, cette méthode est très contraignante : elle suppose pour être efficace, un allaitement exclusif, à la demande, jour et nuit et l’absence de règles. Parlez-en avec votre médecin.

Qu’est-ce que c’est ? Comment ça marche ?

La succion du sein par le bébé est perçue par le cerveau (de la mère), qui stimule les seins pour qu’ils produisent du lait au moyen d’une neurohormone, la prolactine. Or, la fabrication de prolactine supprime l’ovulation et empêche les grossesses.

Quelle est son efficacité ?

Après un accouchement, l’allaitement est une contraception très efficace, sous trois conditions :

– Le nourrisson doit être exclusivement nourri au sein (jusqu’à cinq ou six fois par jour). La prise d’un biberon doit rester exceptionnelle : si la fréquence de la succion diminue, une ovulation peut se produire.

 – Le nourrisson doit avoir moins de six mois : au-delà de six mois, allaitement ou pas, une nouvelle ovulation peut se produire.

– la femme ne doit pas avoir eu de règles depuis l’accouchement. L’apparition de règles traduit, en effet, la reprise des ovulations.

Les autres méthodes de contraception après un accouchement :

Beaucoup de femmes désirent donner le sein, mais ne peuvent pas assurer un allaitement au sein exclusif pendant plusieurs mois. L’allaitement est compatible avec plusieurs méthodes sans danger pour la mère et l’enfant pendant l’allaitement : préservatif, pilule microprogestative (à partir de la 3ème semaine), implant (sous condition, à partir de la 4ème semaine après l’accouchement), DIU ( » stérilet « ) (dans les 48H ou à partir de 4 semaines après l’accouchement). Ces méthodes permettent d’allaiter le bébé pendant le temps que l’on désire sans risquer de se retrouver enceinte pendant l’allaitement, ou au moment du sevrage.

Quelle est l’efficacité des méthodes naturelles ? Qu’est-ce qui peut la compromettre ?

Les méthodes naturelles de connaissance de l’ovulation connaissent jusqu’à 25 % d’échecs.

L’efficacité des méthodes nécessitant un appareillage est propre à chaque système.

L’utilisation des méthodes naturelles nécessite d’avoir des cycles extrêmement réguliers et de bien connaître son corps. Les périodes d’ovulation peuvent varier en fonction d’éléments extérieurs. Même lorsque la femme connaît exactement la date de son ovulation (ou pense qu’elle la connaît) les méthodes naturelles sont très imprécises et peu fiables, car l’ovulation peut être avancée ou reculée par toutes sortes d’événements, à commencer par les émotions !

C’est-à-dire que 25 femmes sur 100 utilisant cette méthode connaissent une grossesse lors de la première année d’utilisation.

Quelles sont leurs avantages ?

Les méthodes sans appareillage sont gratuites, et ne nécessitent aucun matériel.

Toutes les méthodes naturelles peuvent être associées aux méthodes « barrière » (préservatifs, diaphragme, capes, spermicides).

Quelles sont leurs inconvénients ?

Une méthode naturelle peut être parfaitement satisfaisante pour espacer les grossesses si le couple peut se passer de rapports sexuels avec pénétration pendant plusieurs jours. Et si le couple est prêt à accepter une grossesse, même si elle n’était pas prévue (car ces méthodes sont peu fiables).

Qui peut les utiliser ?

Tout le monde peut utiliser les méthodes naturelles, puisqu’elles ne sont ni invasives, ni dangereuses pour la santé. En dehors des méthodes avec appareillage, ces méthodes sont gratuites. Utilisables quand on n’a aucune autre méthode à disposition.

La stérilisation à visée contraceptive :

A-t-on le droit de se faire opérer ?

Toute personne majeure pourra faire une demande pour subir une intervention chirurgicale à visée contraceptive (vasectomie pour l’homme ou ligature des trompes pour la femme).

 La stérilisation à visée contraceptive ne peut être pratiquée que si la personne intéressée a exprimé une volonté libre, motivée et délibérée après avoir reçue une information médicale claire et complète sur ses conséquences.

Lors de la première consultation médicale, le médecin apporte des informations sur les méthodes contraceptives alternatives, sur les techniques de stérilisation qui existent. L’intervention n’est réalisée qu’après un délai de réflexion suivant cette première consultation médicale. Il n’y a pas de condition d’âge, de nombre d’enfants ou de statut marital. En revanche, la stérilisation à visée contraceptive ne peut être pratiquée sur une personne mineure.

Seule la personne concernée par l’intervention a la responsabilité du choix d’une stérilisation et donne son consentement par écrit. Le médecin peut refuser de pratiquer l’intervention lui-même mais il doit en informer la personne ou le couple en demande dès la première consultation et doit les diriger vers un praticien qui la fera.

Ce qu’il faut savoir :

La stérilisation a visée contraceptive doit être considérée comme définitive : les réparations chirurgicales, le plus souvent, ne rétablissent pas complètement la fécondité, et entraînent parfois des complications (grossesses extra-utérines, en particulier).

La vasectomie (intervention destinée aux hommes) se fait en un quart d’heure sous anesthésie locale. Il faut cependant environ trois mois pour que l’homme n’ait plus de spermatozoïdes actifs. Pendant cette période de « transition », une contraception (préservatif ou autre) est donc indispensable pour éviter un risque de grossesse.

La « ligature des trompes » (intervention destinée aux femmes) se fait sous anesthésie générale. Elle peut se faire par voie abdominale ou par cœlioscopie. Elle peut avoir des suites douloureuses (douleurs abdominales). Contrairement à la vasectomie, elle est efficace immédiatement.

Une nouvelle méthode d’intervention chirurgicale féminine, par hystéroscopie (par les voies naturelles), sans anesthésie générale ni hospitalisation, est de plus en plus pratiquée. La méthode n’est efficace qu’au bout de 3 mois, pendant cette période une contraception est donc indispensable.

Les ligatures de trompes et les méthodes endoscopiques sont pratiquées par les gynécologues-obstétriciens, qui sont chirurgiens. Les vasectomies sont pratiquées par les urologues.

Note importante :

L’efficacité de la stérilisation à visée contraceptive n’est pas garantie à 100 % : elle est variable en fonction des différentes méthodes.

Avant l’âge de 35 ans, une ligature des trompes par clip ou anneaux est moins efficace qu’une contraception réversible. En effet, il peut y avoir des échecs de ligature des trompes dus à des reperméabilisations spontanées (la circulation des ovocytes dans les trompes redevient possible).

Dans tous les cas, en attendant que vous ayez choisi une méthode, vu votre médecin et renouvelé votre demande, il est important d’utiliser une contraception.

La contraception d’urgence :

Que faire en cas de problème ?

Un oubli de pilule, un préservatif qui glisse ou se déchire, un anneau vaginal mal placé… : il y a de nombreuses situations à risque qui peuvent entraîner une grossesse que l’on n’avait pas prévue. Il existe toutefois des méthodes de rattrapage, à prendre le plus rapidement possible après le rapport non (ou mal) protégé : c’est ce qu’on appelle la contraception d’urgence.

 Son efficacité est maximale si elle est prise dans les quelques heures qui suivent le rapport. Il en existe de 2 sortes :

 – La contraception d’urgence hormonale

 –  Le dispositif intra-utérin au cuivre.

Attention, la contraception d’urgence n’est pas fiable à 100%. Si malgré son utilisation, vous observez un retard de règles et qu’une grossesse a lieu, il est important de ne pas perdre de temps :

 –  Si vous ne souhaitez pas poursuivre votre grossesse, vous pouvez avoir recours à l’interruption volontaire de grossesse dans les délais légaux en Suisse.

 –  Si vous souhaitez poursuivre votre grossesse et que vous désirez être informée, orientée et soutenue, contactez le docteur Mroué.

A savoir :

Dans tous les cas, votre médecin est aussi là pour vous aider à prévenir les maladies sexuellement transmissibles et le sida ; discuter avec vous d’une méthode de contraception régulière adaptée à votre situation et éventuellement vous proposer de changer celle que vous utilisez actuellement.

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